histoire du burn out

Que l’invasion des écrans et de l’ère numérique est violente pour nous, homo sapiens depuis 50 000 ans  habitués à vivre au rythme d’un environnement naturel, puis industriel, encore acceptable jusqu’en 1990 !

Mais déjà il y a 350 ans…
Lors d’une brillante réception, un cuisinier apprend que les fruits de mer prévus au repas ne seront pas livrés : l’événement dont il est l’organisateur sera un échec et il se suicide brutalement à l’arme blanche. L’homme est célèbre et la nouvelle pourrait faire de nos jours la une d’un journal télévisé… mais nous sommes le 24 avril 1671 à Chantilly. La victime s’appelle François Vatel. La fête est financée par le Grand Condé pour retrouver les bonnes grâces de son roi. Cette mort frappe les esprits pour longtemps : les intellectuels du siècle s’en font l’écho, deux siècles plus tard Alexandre Dumas en parlera encore et Gérard Depardieu fera revivre Vatel dans un film sorti en l’an 2000.

Si nos ancêtres n’en étaient pas exempts, c’est en 1969 que le terme de burn out a été utilisé pour la première fois. Dans les 70’s on réservait l’expression aux employés du domaine de la relation d’aide comme les médecins, les infirmières ou les enseignants très engagés émotivement. Maintenant on sait que tous les travailleurs peuvent être exposés .

Le burn out est donc le résultat des transformations trop rapides opérées dans le monde du travail depuis 20 ans : globalisation des marchés, compétitivité, développement du numérique et des techniques de l’information, précarité de l’emploi, contexte de crise….